Santé publique · Chutes des seniors

Les chutes des seniors,
un enjeu de santé publique

Chaque année en France, une chute conduit à l’hôpital plus de 170 000 personnes de 65 ans et plus.

Prévenir les chutes, c’est aussi préserver la confiance, la mobilité et l’autonomie.

Une chute n’est
jamais anodine.

Avec l’âge, le risque de chute augmente. Une chute peut entraîner des blessures graves, une hospitalisation et parfois le décès.

Pourtant, ses conséquences ne sont pas seulement physiques. Après une chute, beaucoup de personnes perdent confiance. Elles sortent moins, bougent moins et voient moins leurs proches.

La Haute Autorité de Santé considère d’ailleurs la chute comme un marqueur de fragilité. Elle y voit aussi un facteur prédictif de dépendance.

Prévenir les chutes des seniors, c’est donc préserver leur confiance, leur mobilité et leur lien social.

174 824

personnes de 65 ans et plus hospitalisées après une chute en France en 2024

20 148

décès liés à une chute chez les 65 ans et plus, la même année

1 sur 5

déclare avoir chuté au cours des douze derniers mois (Baromètre de Santé publique France, 2024)

Comprendre

D’où viennent les chutes des seniors ?

Une chute a rarement une seule cause. Au contraire, plusieurs facteurs se cumulent le plus souvent chez une même personne.

Le corps qui change

Avec l’âge, l’équilibre, la force, la vue ou l’audition diminuent. De plus, certaines maladies et la dénutrition augmentent le risque.

Les médicaments

Certains traitements agissent sur la vigilance, l’équilibre ou la tension. Plusieurs médicaments pris ensemble cumulent aussi leurs effets.

Le logement

Par exemple, tapis glissants, éclairage faible ou fils au sol transforment la maison en piège.

La sédentarité

Moins on bouge, plus on perd en force et en équilibre. À l’inverse, une activité physique adaptée protège.

Les chiffres

Les chutes des seniors
en chiffres

Les données de Santé publique France montrent une nette hausse entre 2019 et 2024. Vous pouvez aussi télécharger la fiche des chiffres (PDF).

+ 20,5 %

Hospitalisations

C’est la hausse du taux standardisé d’hospitalisation lié aux chutes entre 2019 et 2024.

+ 18 %

Mortalité

Sur la même période, le taux standardisé de mortalité a lui aussi progressé.

× 8,6

Après 85 ans

Le taux d’hospitalisation est 8,6 fois plus élevé qu’entre 65 et 74 ans. Pour la mortalité, il est même 29 fois plus élevé.

La peur de tomber

Quand la peur
devient un risque.

La chute ne s’arrête pas quand la personne se relève. En effet, la peur de retomber s’installe souvent.

On limite alors ses sorties et on évite certaines activités. Peu à peu, on renonce à des gestes autrefois simples.

Ensuite, le manque d’activité affaiblit le corps et isole. Le risque de chute augmente donc encore : c’est un véritable cercle vicieux.

C’est pourquoi la prévention ne consiste pas seulement à retirer les tapis. Il faut aussi préserver la confiance en soi et l’envie de sortir.

Les conséquences

Bien plus
qu’une blessure.

Les chutes des seniors ont des effets physiques, psychologiques et sociaux. Elles touchent aussi les proches, les aidants et les professionnels.

01

Sur le corps

Blessures, fractures, hospitalisation, puis parfois une perte durable de mobilité.

02

Sur la vie quotidienne

Peur de retomber, perte de confiance, isolement et, peu à peu, perte d’autonomie.

Prévenir

Prévenir les chutes des seniors,
c’est possible.

Une chute n’est pas une fatalité du vieillissement. Elle résulte souvent de facteurs sur lesquels on peut agir.

Concrètement, il s’agit de repérer les risques, de bouger, de suivre ses traitements et d’adapter son logement. Les aides techniques et une alimentation adaptée jouent aussi un rôle important.

Lancé en 2022, le Plan national antichute des personnes âgées repose ainsi sur cinq axes. Il insiste également sur l’information et la sensibilisation du public.

Notre démarche

Le théâtre, pour
donner envie d’agir.

D’abord, informer est essentiel. Ensuite, sensibiliser permet d’aller plus loin. Agir, enfin, fait la différence.

C’est le sens de nos spectacles. Avec Madame Reinette, le public retrouve des situations familières. On rit, on s’émeut et on se reconnaît.

Puis le dialogue s’ouvre : chacun pose ses questions et repart avec des idées concrètes.

Pour aller plus loin, L’affaire Grimaldi propose une enquête théâtralisée où les seniors deviennent acteurs de leur prévention.

Scène du spectacle Madame Reinette, théâtre de prévention des chutes des seniors

Prévenir, c’est agir
avant la chute.

Notre ambition est donc de faire de la prévention un moment de rencontre et de prise de conscience.

Ainsi, chaque représentation se met au service de l’autonomie et du bien-vieillir.

Parce qu’un message de prévention porte davantage lorsqu’il est vu, vécu et partagé.